Engrillagement en Sologne : une loi qui divise
La loi n° 2023-54 sur l’engrillagement en Sologne bouleverse les pratiques des propriétaires fonciers. En limitant la hauteur et la structure des clôtures, cette réglementation vise à favoriser la libre circulation du gibier et préserver la biodiversité. Mais ces nouvelles mesures suscitent une forte opposition.
Quelles sont les nouvelles restrictions ?
Depuis son adoption, la loi impose :
- Une hauteur de clôture limitée à 1,20 m, réduisant leur efficacité.
- Un espace libre de 30 cm sous la clôture, facilitant l’évasion du gibier.
- Une mise en conformité obligatoire d’ici 2027, engendrant des coûts importants pour les propriétaires.
Conséquences pour les propriétaires fonciers
Les propriétaires dénoncent une atteinte à leurs droits et soulignent plusieurs enjeux :
- Protection des terrains fragilisée, favorisant les intrusions.
- Déséquilibre cynégétique, avec une gestion du gibier plus complexe.
- Investissements remis en cause, alors que les clôtures avaient été installées légalement.
Une loi bénéfique pour la biodiversité ?
Si cette réforme est saluée par certains pour son impact positif sur la biodiversité, d’autres y voient une ingérence injustifiée. Face à cela, plusieurs solutions émergent :
- Demande de dérogations pour certains terrains spécifiques.
- Actions juridiques et recours collectifs pour contester la loi.
- Adaptation des clôtures à l’aide de dispositifs techniques conformes aux nouvelles règles.
Un compromis est-il possible ?
La situation exige un dialogue entre propriétaires, élus et associations environnementales. Trouver un équilibre entre préservation de la faune et respect des droits fonciers est essentiel pour aboutir à une solution équitable.