Forêts, étangs, landes de bruyère : la Sologne ne ressemble à aucune autre région. Et si elle est connue bien au-delà de ses frontières, c’est en grande partie grâce à la chasse en Sologne, une activité qui façonne le territoire depuis des siècles. À l’approche de la nouvelle saison, on vous explique ce qui rend cette région si particulière.
Un territoire taillé pour le gibier
La Sologne, c’est environ 500 000 hectares à cheval sur trois départements. Un vaste ensemble de bois, de zones humides et de clairières qui offre au gibier tout ce dont il a besoin : de la nourriture, de l’eau et surtout beaucoup de couvert pour se cacher.
Résultat : les animaux y sont nombreux, parfois bien plus qu’ailleurs. C’est ce qui explique la réputation du territoire auprès des chasseurs.
Autre particularité : le foncier. La Sologne compte de nombreux grands domaines privés, souvent partiellement dédiés à la chasse. Une organisation héritée de l’histoire, qui fait que l’activité y est étroitement liée à la gestion des propriétés et à l’entretien des milieux.
Le grand gibier, la star de la Sologne
Si on parle autant de la Sologne, c’est d’abord pour son grand gibier. Le cerf y trouve un habitat idéal. Le chevreuil est présent partout. Quant au sanglier, ses effectifs sont importants et font l’objet d’un suivi attentif.
Le petit gibier et le gibier d’eau ne sont pas en reste, portés par les centaines d’étangs qui parsèment la région. Plusieurs formes de chasse cohabitent donc au fil de la saison.
Cette abondance a une contrepartie. Il faut maintenir des populations en équilibre avec ce que le milieu peut supporter, notamment à cause des dégâts que certaines espèces causent aux cultures et aux jeunes arbres.
Comment on chasse en Sologne
Ici, on chasse de plusieurs façons selon les milieux et les espèces.
La battue au grand gibier reste la plus répandue. Elle mobilise des équipes, des chiens et pas mal d’organisation. C’est elle qui rythme les week-ends d’automne et d’hiver sur beaucoup de territoires.
L’approche et l’affût, c’est l’inverse : on est seul, en silence, souvent très tôt. Cette pratique concerne surtout le chevreuil et permet des prélèvements plus ciblés.
La région conserve aussi une tradition de vénerie ancienne, toujours pratiquée sur certains massifs.
Ce qui relie toutes ces pratiques ? Une bonne connaissance du terrain et des animaux, qui se transmet souvent de génération en génération.
Gérer le gibier et les milieux
Derrière l’activité, il y a beaucoup de gestion. Plans de chasse, suivi des prélèvements, concertation entre propriétaires, sociétés de chasse et fédérations : tout cela encadre la chasse en Sologne.
L’objectif est double. D’un côté, garder des populations de gibier compatibles avec l’équilibre entre agriculture, forêt et chasse. De l’autre, préserver la qualité des habitats.
Ces dernières années, les débats autour de l’engrillagement ont d’ailleurs bien montré à quel point la circulation de la faune est un sujet sensible dans la région.
En bref
La chasse en Sologne, c’est un gibier abondant, des pratiques variées et de vrais enjeux de gestion. Entre traditions bien ancrées et questions actuelles sur l’équilibre écologique, ce territoire illustre bien les défis d’une chasse moderne et responsable.